Edito de la rédac

Edito – La mode et l’éco-responsabilité

La mode ne serait-ce pas une affaire d’émotion, de sensation et d’humeur? Une affaire remplie d’humanité dont la bienveillance serait le mot d’ordre? Oui mais envers qui? Envers soi, les autres et la planète sur laquelle on vit … Alors je me suis intéressée au sujet de la mode et de l’éco-responsabilité. Un vaste sujet à aborder.

Quand on dit éco-responsabilité, on parle de Responsabilité écologique, de Responsabilité sociale et de Responsabilité sociétale. Et si vous voulez voir un film aborder ce sujet, allez voir « True cost » (sur Netflix), « River Bleu » et « Vêtements, n’en jetez plus », ils vous expliquent les différentes problématiques rencontrées afin de nous habiller.

La défense des animaux

A la Réunion, on porte beaucoup moins cette matière, c’est plutôt quelque chose qui se porte durant l »hiver. Mais vous trouvez de la fourrure sur les vestes, les chapeaux ou manteau. Le cuir, lui, se trouve plus dans les ceintures, les vestes ou encore les chaussures. La laine pour tout ce qui est pull et enfin le duvet pour les coussins ou couette.

La fourrure

Tout d’abord, il faut savoir les traitements des animaux dans les élevages de fourrures sont atroces. Il y a des négligences au niveau des conditions de vie sur ces animaux. Malgré les labels qui peuvent exister, les faits restent les mêmes dans tous les élevages, les animaux sont tués violemment pour leur fourrure et très souvent après des conditions de vie remplies de souffrance.

Le cuir

C’est l’une des plus grandes causes de mortalité animale créée par l’homme. On a du cuir venant des vaches, des cochons, des alligators, des crocodiles ou bien des serpents. Ils sont torturés, égorgés et dépecés afin d’avoir leur peau.

De plus, les produits utilisés pour le cuir sont extrêmement dangereux pour les salariés.

La laine

On peut se dire que la laine ne fait pas de mal aux animaux, parce qu’ils sont juste tendus et non pas tués. Sauf que le traitement de ces animaux afin d’avoir son pelage n’est pas du tout acceptable. On les prive d’eau et de nourriture pour qu’ils soient faibles au moment de la tonte. Et afin de les tondre les employés les frappes, piétinent, les projettent au sol afin qu’ils se laissent faire.

Le duvet

Là, également, la récupération des plumes des oiseaux est faite dans des conditions inacceptables. On déplume les oiseaux encore vivants ce qui est extrêmement douloureux.

Les conditions de travail éthiques

Là on parle de conscience sociale dans la production des vêtements en eux-mêmes. La fabrication des vêtements est de plus en plus délocalisée dans les pays où les conditions sociales sont déplorables. Deux problèmes peuvent faire pencher votre choix vers des vêtements plus éco-responsables.

Le travail des enfants

Tout d’abord, cette problématique parait absurde de son existence mais les faits sont là. Il existe dans certains pays où le travail des enfants est toléré. Cela touche essentiellement des mineurs dans les usines et les ateliers de textile. Où ils vivent dans des conditions très pénibles avec des journées de 10 heures ou plus et des rémunérations très injustes.

Un groupe néo-zelandais a créée un label à cette problématique qui s’appelle le Child Labor Free. Ils essaient de voir les origines de fabrication des vêtements pour poser un label sur celui-ci mais cela reste encore aujourd’hui compliqué.

Les salaires et les droits des travailleurs

Ensuite, les faits sont assez simples pour les travailleurs, il n’y a pas d’heures de travail minimum pour une journée ou même pour une semaine à cause de la pression des délais de production des marques de vêtements. En plus de ces heures de travail interminables, les conditions dans lesquelles les employés travaillent sont insalubres et parfois même dangereuses. En effet, un immeuble s’est effondré Le Rana Plaza au Bangladesh avec des travailleurs textile tellement le bâtiment n’était pas entretenus causant des milliers de morts. Quant au salaire, il y a une guerre des prix auprès de la concurrence dans les pays occidentaux dans l’industrie de la mode vestimentaire. Cela entraine le non-respect des minimums légaux, en effet les manufacturiers de payer leurs ouvriers en dessous de ce minimum

La protection de l’environnement

Les matières synthétiques

Les fibres synthétiques comme l’acrylique, le nylon, le polyester ou le polyamide sont issues de la pétrochimie c’est à dire l’industrie la plus polluante au monde. Ce qui a un impact négatif direct sur l’environnement. Les effets se font également sentir sur toute la production en elle-même avec les rejets toxiques. Mais également la demande d’eau dont elle a besoin pour se produire, c’est le cas également pour les fibres naturelles.

La production des vêtements

Tout d’abord, on a la teinture des vêtements ou le tannage du cuir, ce sont des procédés ultra-polluants avec des produits chimiques dangereux pour la santé. A cela s’ajoute les eaux polluées par ces produits chimiques ce qui affectent énormément les habitants.

Ne parlons pas par la suite les transports de ces vêtements jusqu’au consommateur final ça ne fait que gonfler son empreinte écologique.

La mode locale

C’est une production d’un vêtement dans notre sphère géographique proche afin de réduire l’empreinte environnementale. Vivant à la Réunion, cela peut être compliqué. Mais cela ne donne-t-il pas plutôt des idées ?

Le slow wear en contradiction à la fast fashion

La faute à la fast fashion

Le principe est simple il s’agit de vite produire, vite vendre et vite remplacer. C’est le principe marketing comme H&M, Mango ou bien Zara qui n’ont plus 4 saisons pour le renouvellement de ses vêtements mais qui tend vers une dizaine. On l’a bien vu que cette politique a d’énormes répercutions sur la production et la fabrication des vêtements. Se détacher de ces marques qui vous fait dépenser toujours plus est déjà un pas vers l’éco-responsabilité.

L’achat responsable: le slow wear

Comme on l’a vu le seul achat totalement écologique est celui dont on a pas produit ! La seule solution : achetez moins mais achetez mieux ! Achetez des vêtements de qualité qui dureront plus longtemps.

Regardez bien dans votre garde-robe il y a pleins de choses que vous n’avez jamais mis ou du moins une seule fois ? cela a été une dépense utile ? Tout  à chacun de voir ses besoins réels et compulsifs.

Le gaspillage

Et même si on a trop acheté, qu’est-ce qu’on fait maintenant ? Plusieurs solutions.

La customisation: vous ne voulez plus de ce vêtement pour une raison alors contournez là il est toujours possible de le transformer.

Le troc: Ce principe d’échange contre quelque chose dont vous avez vraiment besoin est une autre solution.

Le don: A des associations pour que d’autres personnes dans le besoin en bénéficient. Vérifiez à quelle association vous donnez vos vêtements, pour savoir où va vraiment vos dons !

Respectez aux mots près tout ce qui est ci-dessus est utopique mais si on a déjà conscience de tout cela. Et que l’on réfléchit à l’impact de nos achats avant de faire nos choix alors ce sera déjà un pas en avant pour cette industrie qui nous tient tant à coeur.

Fashion isn’t a matter of emotion, feeling and mood ? A case full of humanity whose watchword would be benevolence ? Yes, but to whom ? To yourself, to others and to the planet on which you live… So I became interested in fashion and eco-responsibility. A vast subject to discuss.

When i say eco-responsibility, i means ecological responsibility, social responsibility and societal responsibility. And if you want to see a film on this subject, go see « True cost » (on Netflix), « River Bleu » and « Clothes, don’t throw any more », they explain the different problems encountered in order to dress us.

The defence of animals

In Reunion Island, we wear this material less to Europe. it is more something that is worn during the winter. But you find fur on jackets, hats or coats. Leather is found more in belts, jackets and shoes. Wool for all sweaters and finally down for cushions or duvets.

The fur

First of all, it is important to know that the treatment of animals in fur farms is atrocious. There is negligence in the living conditions of these animals. Despite the labels that may exist, the facts remain the same in all farms, animals are killed violently for their fur and very often after living conditions filled with suffering.

The leather

It is one of the greatest causes of man-made animal mortality. We have leather from cows, pigs, alligators, crocodiles or snakes. They are tortured, slit their throats and skinned to get their skin.

In addition, the products used for leather are extremely dangerous for employees.

The wool

We can say that wool does not harm animals, because they are just stretched and not killed. Except that the treatment of these animals in order to get their coats is not at all acceptable. They are deprived of water and food so that they are weak when they are mowed. And in order to shear them, the employees hit them, trample on them, throw them to the ground so that they let themselves be done.

The down

Here, too, the recovery of the birds’ feathers is done under unacceptable conditions. The birds that are still alive are deplores, which is extremely painful.

Ethical working conditions

Here we are talking about social conscience in the production of the clothes themselves. Clothing manufacturing is increasingly being relocated to countries where social conditions are deplorable. Two problems can make you choose more eco-responsible clothing.

Child labour

First of all, this problem seems absurd in its existence, but the facts are there. There are some countries where child labour is tolerated. This mainly affects minors in textile factories and workshops. Where they live in very difficult conditions with days of 10 hours or more and very unfair wages.

A New Zealand group has created a label for this issue called the Child Labor Free. They try to see the origins of the clothing manufacturing to put a label on it but it is still complicated today.

Wages and workers’ rights

Secondly, the facts are quite simple for workers, there are no minimum working hours for a day or even a week because of the pressure of production deadlines for clothing brands. In addition to these endless hours of work, the conditions under which employees work are unhealthy and sometimes even dangerous. Indeed, a building collapsed Le Rana Plaza in Bangladesh with textile workers because the building was not maintained causing thousands of deaths. As for wages, there is a price war with competitors in Western countries in the clothing fashion industry. This leads to non-compliance with the legal minimums, as manufacturers pay their workers below this minimum

Environmental protection

Synthetic materials

Synthetic fibres such as acrylic, nylon, polyester or polyamide come from the petrochemical industry, which is the most polluting industry in the world. This has a direct negative impact on the environment. The effects are also felt on the entire production itself with toxic discharges. But also the demand for water it needs to produce, as is the case for natural fibres.

Clothing production

First of all, we have the dyeing of clothes or the tanning of leather, these are ultra-polluting processes with chemicals that are dangerous to health. In addition, there are waters polluted by these chemicals, which greatly affect the inhabitants.

Let’s talk about transporting these clothes to the final consumer afterwards, it only increases their ecological footprint.

Local fashion

It is a production of a garment in our close geographical sphere in order to reduce the environmental footprint. Living in Reunion Island, it can be complicated. But doesn’t that give you more ideas?

Slow wear in contradiction to fast fashion

The fault of fast fashion

The principle is simple: produce quickly, sell quickly and replace quickly. It is the marketing principle like H&M, Mango or Zara who no longer have 4 seasons to renew their clothes but which tends towards a dozen. As we have seen, this policy has enormous repercussions on the production and manufacture of clothing. Removing these brands that makes you spend more and more is already a step towards eco-responsibility.

Responsible purchasing: slow wear

As we have seen, the only totally ecological purchase is the one that has not been produced! The only solution: buy less but buy better! Buy quality clothing that will last longer.

Look carefully in your wardrobe there are lots of things you’ve never worn or at least once? it’s been a useful expense? It is up to everyone to see their real and compulsive needs.

The waste

And even if we bought too much, what do we do now? Several solutions.

Customization: you don’t want this garment anymore for a reason so go around there it’s always possible to transform it.

Bartering: This principle of exchanging for something you really need is another solution.

Donation: To associations for other people in need to benefit from it. Check with which association you donate your clothes, to find out where your donations are really going!

Respect to the words with the exception of everything above is utopian but if we are already aware of all this. And if we think about the impact of our purchases before making our choices, then it will already be a step forward for this industry that is so close to our hearts.